Que voir à Madagascar quand on prépare un premier voyage ? L’île déroule des décors uniques au monde, une région après l’autre. Baobabs géants à l’ouest, forêts de pierre, lémuriens dans la canopée et lagons turquoise à l’est. Chaque grande zone possède sa signature de paysage et son climat propre.
Nous vivons Sainte-Marie de l’intérieur, et cette carte des incontournables part de là. Elle relie le Nord, l’Est, l’Ouest, le Sud et les Hautes Terres en un fil clair, sans course inutile.
EN BREF
Les 15 incontournables de Madagascar, région par région :
- Nosy Be — l’île aux parfums, plongée et farniente (Nord)
- Réserve de l’Ankarana — les tsingy du Nord (Nord)
- Mer d’émeraude — lagon peu profond près d’Antsiranana (Nord)
- Île Sainte-Marie / Nosy Boraha — nature intacte, histoire des pirates (Est)
- Baleines à bosse — de mi-juin à fin septembre au large de Sainte-Marie (Est)
- Île aux Nattes — îlot sans voitures au sud de Sainte-Marie (Est)
- Allée des baobabs — près de Morondava, au coucher du soleil (Ouest)
- Tsingy de Bemaraha — forêt de pierre classée UNESCO (Ouest)
- La RN7 — la route mythique du Sud (Sud)
- Parc de l’Isalo — canyons, piscines naturelles, savane (Sud)
- Parcs du Sud — Anja et ses lémuriens catta (Sud)
- Antananarivo — la capitale et ses douze collines (Hautes Terres)
- Antsirabe — thermes, lacs et artisanat (Hautes Terres)
- Lémuriens — l’emblème vivant de l’île (Faune)
- Caméléons et endémiques — une biodiversité rare (Faune)
Que voir dans le Nord : Nosy Be, Ankarana, mer d’émeraude
Le Nord réunit lagons chauds et reliefs karstiques, à deux pas l’un de l’autre. C’est la porte d’entrée la plus balnéaire du pays, avec un accès aérien direct depuis l’étranger.
Nosy Be, île aux parfums, ouvre le bal. On y plonge sur les récifs, on croise des tortues, et on flâne entre les plantations d’ylang-ylang. Le coucher de soleil depuis le mont Passot, au-dessus des lacs de cratère, reste gravé longtemps.
À l’intérieur des terres, la réserve de l’Ankarana cache les tsingy du Nord. Ces lames calcaires acérées abritent grottes, rivières souterraines et lémuriens couronnés. On y progresse sur des passerelles suspendues au-dessus du vide.
La mer d’émeraude, au large d’Antsiranana, ferme le tableau. Ce lagon translucide et peu profond se rejoint en boutre, le temps d’une journée. Sable blanc, eau tiède et pique-nique de poissons grillés sur un banc de sable.
L’Est et les baleines : Sainte-Marie
À l’est, Sainte-Marie condense l’essentiel de ce qu’on rêve de Madagascar. Nature préservée, plages de cocotiers et histoire maritime se côtoient sur une île longue et fine, restée à l’écart du tourisme de masse.

L’île Sainte-Marie, aussi nommée Nosy Boraha, garde un rythme lent. On explore l’ancien cimetière des pirates au-dessus de la baie des Forbans, on longe la côte à vélo, on plonge sur des récifs vivants. La route principale traverse villages, criques et forêts.
Le canal devient une nurserie : les baleines à bosse y mettent bas et s’accouplent de mi-juin à fin septembre. Depuis le bateau, tenu à 100 mètres par la règle, on les voit sauter et souffler. C’est l’un des rendez-vous marins les plus intenses du pays — la saison entière est racontée dans notre article sur les baleines à bosse à Sainte-Marie.
Au sud de l’île, l’île aux Nattes se rejoint en dix minutes de pirogue. Cet îlot sans route ni voiture, ceinturé d’un lagon turquoise, incarne la carte postale malgache. On y passe la journée pieds nus, entre lagon et cocoteraie.
EXEMPLE
En pleine saison, une sortie baleines au départ de Sainte-Marie dure 3 à 4 heures, pour environ 40 € par personne. Les opérateurs certifiés Cétamada gardent une distance d’approche de 100 mètres. Un coupe-vent s’impose : le large reste frais au petit matin.
Séjourner ici, c’est vivre l’île au rythme des marées, pas des files d’attente. Nos villas privées avec piscine, à Betouna, font face au canal des baleines, à 2 km du port.
L’Ouest : allée des baobabs et tsingy de Bemaraha
L’Ouest offre les images les plus iconiques de Madagascar. Baobabs monumentaux et forêt de pierre y dominent des paysages secs, ocre et lumineux.
L’allée des baobabs, près de Morondava, aligne des géants centenaires le long d’une piste de terre. À la tombée du jour, leurs silhouettes se découpent sur un ciel orange. Le spectacle attire photographes et voyageurs venus du monde entier.
Plus au nord, les tsingy de Bemaraha forment une réserve classée à l’UNESCO. Cette véritable forêt de pierre hérisse des pics calcaires tranchants, creusés de canyons profonds. On la parcourt harnaché, sur ponts de singe et via ferrata, au milieu d’une faune rare.
L’accès à l’Ouest demande du temps et un peu de logistique. Les pistes sont longues, la saison sèche s’impose pour circuler sereinement jusqu’à la forêt de pierre.
CONSEIL D’EXPERT
Visez mai à novembre, en saison sèche, pour les tsingy de Bemaraha. Les pistes vers Morondava deviennent difficiles après les pluies. Comptez plusieurs jours sur place pour enchaîner baobabs et forêt de pierre sans course contre la montre.
Le Sud : la RN7, l’Isalo, les parcs
Le Sud se découvre au fil de la RN7, la route la plus empruntée par les voyageurs. Elle relie Antananarivo à Tuléar et change de paysage tous les cent kilomètres.

La RN7 elle-même est déjà une destination. Rizières en terrasses, ateliers de pierres semi-précieuses et villages betsileo jalonnent le trajet. On l’aborde idéalement en road trip à Madagascar, à son propre tempo.
Le parc national de l’Isalo marque un sommet du voyage. Ses canyons de grès, ses piscines naturelles et sa savane composent des randonnées mémorables. Le coucher de soleil sur la « fenêtre de l’Isalo » vaut à lui seul l’étape.
Autour, plusieurs parcs complètent l’itinéraire :
- Anja — réserve communautaire réputée pour ses lémuriens catta
- Andringitra — massif de haute montagne et treks d’altitude
- Zombitse — forêt de transition riche en oiseaux endémiques
Au bout de la route, la côte de Tuléar et d’Ifaty ouvre sur le lagon. Récifs coralliens, forêt épineuse piquée de baobabs et villages de pêcheurs y prolongent le Sud jusqu’au canal du Mozambique.
Les Hautes Terres : Antananarivo, Antsirabe
Les Hautes Terres, au centre, dévoilent une autre facette de l’île. Air frais, collines cultivées et architecture de brique remplacent les cocotiers du littoral.

Antananarivo, la capitale, s’étage sur douze collines. On y visite le palais de la Reine, le marché d’Analakely et les ruelles de la ville haute. C’est le point d’arrivée international et le pivot de la plupart des itinéraires.
Plus au sud, Antsirabe séduit par ses lacs volcaniques et ses sources thermales. La ville vit au rythme des pousse-pousse colorés. Ses ateliers d’artisans travaillent la corne de zébu, la pierre et la miniature en tôle recyclée.
Ces étapes se combinent naturellement avec la RN7. Elles offrent un sas d’acclimatation, au frais, avant de redescendre vers les côtes tropicales.
La faune à voir à Madagascar : lémuriens et endémiques
La faune, à elle seule, justifie le voyage jusqu’ici. Madagascar abrite des espèces qu’on ne croise nulle part ailleurs sur la planète.

Les lémuriens en sont l’emblème. Du maki catta à l’indri chanteur, une centaine d’espèces peuplent forêts et réserves. On les approche à quelques mètres, dans plusieurs parcs — panorama complet dans notre dossier sur les lémuriens de Madagascar.
L’île abrite environ la moitié des espèces de caméléons du monde, des plus grands aux plus minuscules. Geckos, grenouilles colorées, fossa et oiseaux rares complètent ce tableau vivant. La densité d’espèces uniques y figure parmi les plus fortes du monde.
Chaque région a ses vedettes. Le Nord et l’Est concentrent une faune de forêt humide, décrite en détail dans notre guide de la faune de Madagascar.
Que voir à Madagascar selon votre temps
Votre durée sur place oriente d’abord l’itinéraire. En dix jours, mieux vaut choisir une ou deux régions que tout survoler à marche forcée.

Quelques repères pour cadrer un premier voyage :
| Durée | Où aller | Ce qui vous attend |
|---|---|---|
| Une semaine | Sainte-Marie et sa côte, ou Nosy Be et le Nord | Lagon, plongée et, en saison, baleines à bosse |
| Dix à douze jours | La RN7 jusqu’à l’Isalo, avec les Hautes Terres | Rizières en terrasses, villages betsileo, canyons de grès |
| Deux à trois semaines | Un axe terrestre, puis une île balnéaire | La route d’abord, le lagon pour finir |
Les distances sont longues et les routes lentes. Croiser un vol intérieur avec quelques étapes routières évite la fatigue inutile et libère du temps sur place.
La saison pèse autant que la durée. De mai à octobre, la saison sèche rend les pistes de l’Ouest et du Sud praticables. De janvier à mars, les cyclones visent surtout la côte est.
Pour rejoindre Sainte-Marie, deux options existent. Depuis Antananarivo, une heure de vol suffit pour atteindre l’île. Par la route, il faut gagner Soanierana-Ivongo, puis traverser en bateau, en une à deux heures.
Sélection
Que voir selon votre temps
Une île, une base : Sainte-Marie ou Nosy Be
À voir en priorité
- L’île Sainte-Marie et ses plages de cocotiers
- L’île aux Nattes, à dix minutes de pirogue
- Ou le Nord : Nosy Be et la mer d’émeraude
Une île, une base : Sainte-Marie ou Nosy Be
À voir en priorité
- Les tsingy du Nord, dans la réserve de l’Ankarana
- La mer d’émeraude, au large d’Antsiranana
- Le coucher de soleil depuis le mont Passot, à Nosy Be
Une île, une base : Sainte-Marie ou Nosy Be
À voir en priorité
- Les baleines à bosse de Sainte-Marie, de mi-juin à fin septembre
- Les lémuriens couronnés de l’Ankarana
- Les tortues des récifs de Nosy Be
Une île, une base : Sainte-Marie ou Nosy Be
À voir en priorité
- Le cimetière des pirates, au-dessus de la baie des Forbans
- Les villages de Sainte-Marie, à vélo le long de la côte
- Les plantations d’ylang-ylang de Nosy Be
La RN7 jusqu’à l’Isalo, avec les Hautes Terres
À voir en priorité
- La côte de Tuléar et d’Ifaty, au bout de la RN7
- Le lagon et ses récifs coralliens
- Les villages de pêcheurs du canal du Mozambique
La RN7 jusqu’à l’Isalo, avec les Hautes Terres
À voir en priorité
- Les canyons de grès du parc de l’Isalo
- Les rizières en terrasses de la RN7
- Les lacs volcaniques d’Antsirabe
La RN7 jusqu’à l’Isalo, avec les Hautes Terres
À voir en priorité
- Les lémuriens catta de la réserve d’Anja
- Les oiseaux endémiques de la forêt de Zombitse
La RN7 jusqu’à l’Isalo, avec les Hautes Terres
À voir en priorité
- Antananarivo : le palais de la Reine et le marché d’Analakely
- Antsirabe et ses ateliers d’artisans
- Les villages betsileo le long de la RN7
Un axe terrestre, puis une île balnéaire
À voir en priorité
- La RN7 jusqu’à Ifaty et son lagon
- Puis Sainte-Marie et l’île aux Nattes
- Ou Nosy Be, pour la plongée et le farniente
Un axe terrestre, puis une île balnéaire
À voir en priorité
- L’allée des baobabs, près de Morondava
- Les tsingy de Bemaraha, classés à l’UNESCO
- Le parc de l’Isalo, sur la RN7
Un axe terrestre, puis une île balnéaire
À voir en priorité
- Les lémuriens catta d’Anja, sur la RN7
- Les lémuriens couronnés de l’Ankarana, au Nord
- Les baleines à bosse de Sainte-Marie, de mi-juin à fin septembre
Un axe terrestre, puis une île balnéaire
À voir en priorité
- Antananarivo et ses douze collines
- Antsirabe, ses thermes et ses artisans
- Sainte-Marie et son histoire de pirates
Les distances sont longues et les routes lentes : un vol intérieur libère du temps sur place.
Pour beaucoup, Sainte-Marie ferme la boucle en beauté. Après les pistes de l’Ouest ou du Sud, l’île offre le repos, le lagon et, en saison, les baleines.
CE QU’IL FAUT RETENIR
- Pensez Madagascar par régions, jamais par simple liste de sites.
- Le Nord pour le balnéaire et les tsingy, l’Ouest pour les baobabs et Bemaraha.
- Le Sud pour la RN7 et l’Isalo, les Hautes Terres pour la culture.
- L’Est, avec Sainte-Marie et ses baleines de mi-juin à fin septembre, reste le point d’orgue pour terminer un voyage en douceur.
